Du Sahara à la Namibie : Pourquoi je remets le couvert (et cette fois, avec des guêtres !)
Avant de m'élancer sur les pistes de Namibie, je voulais revenir sur mon Marathon des Sables au Maroc. Entre l'entraînement sous la chaleur de Manille, mes galères de sable dans les chaussures et les moments de grâce dans les dunes, je vous raconte comment ce défi fou est c'est passé. Voici le bilan de mon expérience au Sahara et ce que j'en retiens pour ma prochaine étape.
De temps en temps, on me demande : « Mais, qu’est-ce qui te pousse à retourner marcher des centaines de kilomètres dans le désert ? ». Pour comprendre ma future aventure en Namibie avec k-lif.com, il faut que je vous raconte mon passage sur le “Legendary” au Maroc, l’an dernier. 250 km de sable, de vent, et quelques leçons apprises à la dure.
Le déclic : une histoire de groupe (et un peu de folie)
Tout a commencé par une fascination silencieuse devant mon écran, deux ans avant mon half marathon des sables en Jordanie. Je regardais les images du Marathon des Sables en me disant : « C’est impossible pour moi. » Mais la petite graine était plantée.
Le vrai basculement ? Une discussion WhatsApp quelques jours après mon premier Half en Jordanie. Un membre de mon groupe lâche : « Hey, ça vous dit le Legendary au Maroc ? ». Dans l’euphorie post-course, les “OUI !” et les “Carrément !” ont fusé. L’aventure était lancée.
S’entraîner à Manille : La moiteur comme alliée
Préparer le désert quand on vit aux Philippines est un défi en soi. J’ai commencé ma préparation par “fraîcheur” toute relative de l’hiver Philippin (25°C au petit matin), puis la saison chaude est arrivée. Entre 70 et 100 km de course par semaine, plus la muscu, le tout en jonglant avec le boulot et la vie de famille… La fatigue s’accumule, mais la chaleur humide de Manille est finalement un excellent laboratoire pour tester sa résistance.
Le Maroc : Entre moments de grâce et… ensablement
Le Sahara, c’est des contrastes fous. Je n’oublierai jamais cette descente “pleine balle” dans les dunes (une sensation grisante !) ou l’arrivée à Merzouga, où la beauté du paysage se mêle au soulagement d’être allé au bout.
Mais le désert sait aussi être agaçant. Mon plus grand défi ? Les guêtres (Une chose simple à avoir en France). Vivre aux Philippines a ses avantages, mais les douanes locales ont eu raison de ma livraison. Résultat : j’ai fait le Maroc sans protection efficace. S’arrêter toutes les heures pour vider ses chaussures parce qu’on sent ses pieds comprimés par le sable très fin du Sahara, c’est… frustrant.
Ce que je retiens pour la Namibie
Le Maroc a été ma meilleure école. J’y ai appris que :
- La nutrition est capitale : Les 2000 kcal préconisés ne me suffisent pas (j’ai perdu 6 kg !). En Namibie, je charge le sac en calories.
- Le mental prime : Sur l’étape longue de 80 km, sous la pluie et la tempête de sable, voir l’arrivée au loin sans jamais l’atteindre est un test de patience absolu.
- Le plaisir avant tout : Je suis un marcheur. Je cours quelques kilomètres, puis je savoure. J’aime échanger un “Allez courage !” avec les autres participants. C’est ça, l’esprit MDS.
Pourquoi la Namibie avec k-lif.com ?
Je pars en Namibie avec une soif de découverte. Ce contraste annoncé entre le désert et l’océan me fait rêver. C’est aussi une aventure de partage : je cours en binôme avec un ami rencontré en Jordanie.
Grâce au soutien de k-lif.com, je repars avec l’envie de prendre ma “revanche” sur la technique (promis, j’ai mes guêtres cette fois !) et de vous faire découvrir ces paysages incroyables à travers mes yeux de marcheur.