Dans le Désert
Journal de bord
Course

Étape 3 : Le sprint final

Étape 3 (25 km) : La délivrance. Entre un désert plus roulant et une longue ligne droite sur la plage, récit d'un final intense. Des sacs allégés, un sprint pour la forme et le goût unique de la première bière après l'effort. Clap de fin sur cette aventure namibienne.

Étape 3 : Le sprint final

Carte d'identité

Étape N°4

jeudi 30 avril 2026

Trace
Profil

Parcours

Distance
25,5 km
Dénivelé
+205 / −119 m
Checkpoints
2

Chrono

Départ
07:00
Premier
2h40
Mon temps
3h53 (+1h12)
Classement
40ᵉ

Conditions

Météo
Ensoleillé entrecoupé de brume
Température
20°
Écouter le récit
0:00 --:--

Jeudi 30 avril, 7h du matin. L’ambiance sur la ligne de départ est électrique, presque bruyante, à tel point que l’organisation doit nous rappeler au silence. Après quatre jours de désert, l’impatience est là. On a tous envie de boucler la boucle, de retrouver un peu de confort.

S’alléger pour mieux finir

Pour cette dernière étape de 25 km, la stratégie était claire : l’allègement maximum. J’ai fini mes dernières rations et, j’ai choisi de laisser mon tapis de sol. Partir avec un sac plume, c’est une libération psychologique autant que physique.

La première phase de l’étape a été variée : un mélange de sable, de dunes et de chemins beaucoup plus roulants que les jours précédents. Certains ont eu la chance d’en voir des oryx, pas nous. On a pu courir beaucoup plus, malgré les courbatures qui commençaient à sérieusement peser.

La monotonie face à l’océan

La deuxième partie nous a ramenés sur la plage pour une ligne droite de 12 ou 13 km. Si le décor est grandiose, l’effort y est ingrat. Le bruit des vagues ne suffit pas à masquer la douleur aux chevilles, et la monotonie de cette bande de sable rend la progression interminable. C’est là que le mental prend le relais des jambes.

Pour finir en beauté et “pour la forme”, on a décidé avec mon binôme de tout donner sur le dernier kilomètre. Un sprint à 100 % pour franchir la ligne, recevoir cette médaille tant attendue et s’attaquer au fameux sandwich de l’arrivée (qui, comme d’habitude, n’est pas un chef-d’œuvre gastronomique, mais qu’on dévore sans poser de questions).

Priorité aux priorités

Après la ligne, direction Swakopmund pour retrouver la civilisation. Ma première pensée ? Pas la douche. La bière. Une bière locale, fraîche, avec le goût incomparable du repos mérité.

Vient ensuite le moment de la douche. Après mon expérience au Maroc où j’avais vidé (sans le savoir !) le ballon d’eau chaude, laissant mon colocataire finir à l’eau glacée, j’appréciais chaque degré de cette eau.

Bilan et enseignements

Le corps a encaissé. Je vais probablement traîner mes douleurs aux chevilles pendant une bonne semaine. Avec le recul, je me rends compte qu’on ne peut pas tricher avec le sable : l’entraînement sur route ne suffit pas. Pour la prochaine fois, je note qu’un travail spécifique sur le renforcement des chevilles et un entraînement réel en terrain meuble sont indispensables. Les chaussures idéales n’existent peut-être pas, mais une meilleure préparation physique fera la différence.

Maintenant, place à la récupération !!!

L'aventure en 6 épisodes

Du décollage à Manille jusqu'à la première bière post-finish, l'aventure complète du Marathon des Sables Namibie 2026.

  1. Manille - Windhoek : 20 heures de vol
  2. Étape 1 : Euphorie, citron et "cuisine aux chiottes"
  3. Étape 2.1 : 37 km de sable et une nuit au sommet
  4. Étape 2.2 : Montagnes russes
  5. Étape 3 : Le sprint final
  6. MDS Namibie : Le bilan

À lire aussi