J-45 : Le nez dans le guidon
À 45 jours du départ pour la Namibie, la réalité rattrape les préparatifs. Entre une chute mémorable sur le sol hasardeux de Manille, les suspense des douanes philippines pour mon matériel et les derniers bilans médicaux pour mon diabète. Aujourd'hui, je lance officiellement mon blog et mon profil Instagram. Pas de performance, juste les coulisses d'un marcheur de désert en pleine préparation.
On y est. Enfin, “on” y est presque. Dans 45 jours, je serai quelque part dans le Namib à me demander pourquoi j’ai encore signé pour ça. Si vous regardez un calendrier, 45 jours, c’est demain. Si vous regardez mes jambes aujourd’hui, c’est une autre histoire.
La chute du samedi
Samedi dernier, le 7 mars, le terrain m’a rappelé à l’ordre de la manière la plus bête qui soit. Une simple faute de pied, un petit obstacle qui traînait, et me voilà au tapis lors de ma sortie. C’est le genre de chute qui ne prévient pas et qui te rappelle que même après des années de pratique, la vigilance reste ton premier équipement.
Depuis, je suis au stand. Ça tire, ça grince, et je ronge mon frein. Je vais essayer de reprendre demain, jeudi 12 mars, mais tout doucement. L’idée, c’est de garder le rythme, pas de finir en kit avant même d’avoir vu une dune. Curieusement, ce repos forcé m’apporte quelques avantages inattendus… mais je vous raconterai ça plus tard, quand j’aurai fini de panser mes plaies.
La logistique et les douanes (le vrai ultra-trail)
Pendant que je ne cours pas, je fais de la “gestion de projet”. J’ai relancé une commande de matériel depuis la France. C’est toujours un grand moment de suspense ici : est-ce que les douanes philippines vont être “cavalières” ou est-ce que mon colis va arriver à bon port ? C’est ça aussi, l’aventure Manille-Namibie : 50 % de sueur, 50 % de formulaires administratifs.
Côté mécanique interne, j’ai fait mes bilans pour le diabète hier. Tout a l’air au vert. Je verrai l’endocrino bientôt pour valider que le moteur est prêt. Un truc en plus à gérer, comme le poids du sac ou les ampoules.
Le challenge dans le challenge
Ce blog, j’ai mis du temps à me décider. Je n’ai jamais été un grand fan de l’exposition sur les réseaux ou du déballage personnel. Mais avec le sponsoring de k-lif.com, l’idée a fait son chemin. Finalement, sortir de ma zone de confort me plaît bien.
C’est un challenge dans le challenge : apprendre à raconter au lieu de juste avancer.
D’ailleurs, on y est : je lance officiellement ce blog aujourd’hui, en même temps que mon profil Instagram dédié. Je ne sais pas trop où je vais avec ce journal de bord, mais je sais pourquoi je le fais : pour laisser une trace et pour me souvenir, plus tard, que j’ai été assez fou pour retenter l’expérience. Si vous voulez suivre mes galères de plus près (et voir si mon colis arrive enfin), je vous donne rendez-vous sur Insta.
Allez, on lâche rien. Même si aujourd’hui, ça tire encore un peu.

