Dans le Désert
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Course

Étape 2.1 : 37 km de sable et une nuit au sommet

Étape 2.1 (37,5 km) : Une journée intense entre océan et désert. Des otaries sur la plage, un final 'folklorique' sur une péninsule et une arrivée perchée en haut des dunes. Ce soir, c'est bivouac à la belle étoile. Magique.

Étape 2.1 : 37 km de sable et une nuit au sommet

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Étape N°2

mardi 28 avril 2026

Trace
Profil

Parcours

Distance
27,2 km
Dénivelé
+381 / −301 m
Checkpoints
3

Chrono

Départ
07:00
Premier
4h48
Mon temps
7h56 (+3h08)
Classement
38ᵉ

Conditions

Météo
Ensoleillé et venteux
Température
20°
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Mes premières impressions à chaud, entre les rafales de vent et le sable.

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Si l’étape d’hier était une mise en bouche, celle d’aujourd’hui nous a plongés dans le vif du sujet. 37,5 km. Du sable, encore du sable, rien que du sable. Une journée de lutte physique, mais avec des récompenses visuelles que seule la Namibie peut offrir.

La plage : entre otaries et chevilles en feu

Le départ a été musclé avec 12 kilomètres de dunes à grimper et dévaler sans répit. Heureusement, le petit-déjeuner était bien passé, car il fallait du carburant.

La section entre la WS1 et la WS2 nous a emmenés sur la plage. Le décor est irréel : on court sur une bande de sable avec l’océan à perte de vue, à droite et les dunes du désert à gauche. Inoubliable. On a profité des zones de sable dur pour relancer la machine. Mon binôme a été un moteur incroyable sur cette phase, on a pu courir un bon moment. On a même croisé des otaries et des goélands. Certains coureurs ont aperçu des dauphins au large, un spectacle qui fait presque oublier que l’inclinaison de la plage martyrise les chevilles. À l’arrivée, je sens bien que les ligaments ont travaillé, mais c’est le prix à payer pour un tel décor.

Le final “folklorique”

Le clou du spectacle est arrivé après la dernière Water Station. L’organisation nous a concocté un aller-retour sur une péninsule : 4 km à l’aller, 4 km au retour dans un sable meuble. C’est un combat de tous les instants contre l’enlisement.

Puis, l’arrivée. Une ascension qui semblait interminable, dune après dune, pour grimper tout en haut du massif. Heureusement, à l’exception de la première pente où l’on s’enfonçait jusqu’aux genoux, le sol était relativement ferme, ce qui nous a permis de clore cette étape de 37,5 km ensemble, au sommet.

Le luxe : une bouilloire

Au camp, une excellente surprise nous attendait. Face à la force du vent qui rend tout réchaud inutile, l’organisation avait prévu une bouilloire géante d’eau chaude. Résultat : un plat lyophilisé prêt en 5 minutes sans batailler avec les flammes. Un luxe inouï.

Ce soir, pas de tente. C’est le concept “belle étoile” annoncé dès le départ. On a déniché une petite cuvette de sable en haut des dunes pour s’abriter un peu. Pour affronter la chute des températures et le vent, on a glissé nos duvets dans des sursacs en matière de couverture de survie. C’est un coupe-vent thermique redoutable.

Le spectacle est à couper le souffle : le coucher de soleil sur les dunes est l’un des plus beaux paysages que j’ai pu photographier. On s’installe pour la nuit avec une vue à 1 million d’étoiles, en espérant quelques heures de sommeil malgré les rafales.

Demain, on repart pour 21 km de dunes. Les jambes sont lourdes, mais les yeux sont pleins de souvenirs.

L'aventure en 6 épisodes

Du décollage à Manille jusqu'à la première bière post-finish, l'aventure complète du Marathon des Sables Namibie 2026.

  1. Manille - Windhoek : 20 heures de vol
  2. Étape 1 : Euphorie, citron et "cuisine aux chiottes"
  3. Étape 2.1 : 37 km de sable et une nuit au sommet
  4. Étape 2.2 : Montagnes russes
  5. Étape 3 : Le sprint final
  6. MDS Namibie : Le bilan

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