J-19 : Le point d’étape
J-19 avant la Namibie. Entre logistique philippine incertaine, préparation physique et nostalgie en regardant les copains s’élancer sur le Legendary, je fais le point sur mon état de forme et mon sac de 8 kg (ou pas).
On y est. La barre des 20 jours est franchie. C’est ce moment charnière où l’excitation de l’aventure commence à se cogner à la réalité froide de l’organisation. Entre mon travail de freelance qui occupe mes journées et le temps que je consacre à la rédaction de ces articles pour le blog, mon esprit est déjà un peu dans les dunes rouges du Namib.
Voici où j’en suis.
Pas de miracle
Si je regarde mon Strava, le mois de mars n’a pas été un modèle du genre. Entre les contretemps (voulus ou non), je n’ai pas réussi à dépasser les 80 km par semaine, stagnant souvent autour de 50.
Est-ce que je panique ? Pas vraiment. Je suis sur la même ligne que pour la Jordanie il y a deux ans, et c’était passé. Je cours quasiment tous les jours de l’année, les fondamentaux sont là. Je mise aussi sur le renforcement : 2 à 3 sessions musculaires par semaine. Parce qu’avec 8 kg sur le dos dans le sable, ce n’est plus seulement une question de jambes, c’est une question de structure. Il me reste encore quelques sorties avec le gilet lesté pour valider tout ça.
Côté poids, je suis stable à 80 kg. Je sais que le désert m’en volera quelques-uns au passage. Mon nutritionniste fera la grimace, mais c’est le prix à payer pour ne pas partir avec un sac de 15 kg.
La logistique : Le parcours du combattant
Préparer un Marathon des Sables depuis les Philippines, c’est une discipline à part entière.
- La bouffe J’ai enfin reçu mon stock de Mountain House des US. Trouver du lyophilisé de qualité ici est impossible. C’est un budget, mais c’est le meilleur rapport poids/calories que je connaisse.
- Le matos Mon sac à dos officiel est quelque part dans les méandres de la poste locale depuis début mars. Je croise les doigts pour le recevoir à temps.
- Le cordonnier Je vais récupérer mes chaussures avec les guêtres cousues. Pour être honnête, je ne suis pas rassuré sur la qualité du travail, mais ici, on fait avec les moyens du bord.
- Zéro bâton Cette année encore, j’y vais à l’ancienne. Pas eu le temps de m’entraîner avec, alors on ne change pas une équipe qui gagne (ou qui aime la difficulté).
Diabète et Certificat
À plus de 40 ans, et encore plus avec un diabète, le certificat médical est le vrai premier col à franchir. Tests cardiaques, contrôles, check-up complet : c’est fait. J’attends maintenant que mon médecin appose sa signature sur le précieux sésame.
Côté glycémie, c’est sous contrôle. On a réajusté les doses d’insuline avec mon médecin car il y avait un peu trop d’hyper.
Nostalgie et coup de pression
Le mental a pris un coup de chaud en voyant les copains s’élancer sur le MDS Legendary ce week-end (Allez Aline !!! Allez Lionel !!!). Ça rend l’échéance très concrète et, je l’avoue, ça me rend un peu nostalgique. Ça a fait remonter tous les souvenirs de l’an dernier.
Le mot de la fin (et un “GROS” merci)
Mon dernier article a “explosé”, ce qui était totalement inattendu. Merci pour vos messages et votre bienveillance. Malheureusement, l’algorithme Facebook a supprimé le post là où il marchait le mieux.
C’est le jeu. Mais si vous voulez être sûrs de ne pas rater les prochains épisodes, rejoignez le canal WhatsApp. C’est là que je posterai en premier les prochains articles, sans dépendre des humeurs des réseaux sociaux.
Prochaine étape : Flocage des vêtements, réception du sac (Inshallah) et dernières foulées lestées.
À J-19, la tête est dans le guidon, mais le regard est loin.

