Manille - Windhoek : 20 heures de vol
3 vols, une escale à Addis-Abeba et un premier pied posé sur le sol namibien. Entre astuces pour gérer les repas en avion et premières impressions sur le terrain, découvrez les coulisses de mon voyage avant d'attaquer mon 3ème Marathon des Sables.
Le voyage a commencé. Sortir de la bulle de Manille pour rejoindre les portes du désert namibien, c’est une transition de 20 heures, trois vols et une bonne dose de patience. Cette année, c’est avec Ethiopian Airlines que j’ai fait la bascule. Pas la meilleure compagnie du monde (mon cœur reste chez Turkish), mais le job est fait.
Voici mes premières impressions à J-2 du bivouac.
La vie à 10 000 mètres
Contre toute attente, je me suis retrouvé côté hublot sur tous mes vols. Moi qui préfère le couloir pour bouger, j’ai dû m’excuser auprès de mes voisins pour mes allers-retours incessants.
Côté nutrition, avec le diabète et la course qui approche, je fuis les “repas spéciaux” souvent décevants. Je pioche dans le plateau normal (pâtes, poulet) de quoi charger les carbohydrates sans faire n’importe quoi. Quant au sommeil, j’ai fait du “classique” pour moi : presque pas dormi. Arriver fatigué est ma méthode (discutable, je l’accorde) pour caler mon horloge biologique sur le nouveau fuseau horaire.
L’escale à Addis-Abeba : Le jeu des chaussures
Addis-Abeba m’a surpris par son effervescence. Ce n’est pas l’aéroport le plus moderne, mais il est fonctionnel. En débarquant sur le tarmac, j’ai pu faire mon petit rituel : sentir l’air. Chaque destination a son odeur, et celle-ci était inédite.
C’est là que j’ai croisé les premiers “collègues”. On se reconnaît de loin : même sac WAA sur l’épaule et surtout, le détail qui ne trompe pas, les chaussures. Quand tu vois des baskets de trail avec de larges bandes velcro pour les guêtres, tu sais que tu ne vas pas être seul dans le sable. Je ne les ai pas abordés, on aura bien assez de temps pour échanger nos galères plus tard.
Windhoek : Entre bureaucratie et calme plat
À l’atterrissage, surprise : la Namibie est plus verte que ce que j’imaginais. On sent que la saison des pluies vient de s’achever. Côté migration, la Namibie et les Philippines semblent jouer dans la même cour : celle de l’absurde. Ils ont réussi l’exploit de me faire réécrire à la main, sur le e-visa, des informations que j’avais déjà dû fournir lors de ma demande en ligne. Résultat : une bonne heure de perdue à recopier ce qu’ils ont déjà dans leur système avant de pouvoir enfin franchir la porte de sortie.
J’ai posé mon sac au Etango Ranch, juste à côté de l’aéroport. C’est une guest house simple mais parfaite pour une nuit de transition. Ici, on est loin du chaos sonore de Manille. On entend les oiseaux, quelques voitures au loin, et on profite de l’espace. La propriété est immense, aride mais vivante.
État d’esprit : RAS
Physiquement, tout va bien. Pas de stress, pas d’anxiété particulière. C’est mon troisième Marathon des Sables, je commence à connaître la chanson. J’ai maintenant deux jours pleins pour digérer le jetlag, vérifier mon sac une dernière fois et m’imprégner du silence avant que la course ne lance les hostilités.
Le désert est là. J’ai hâte.
L'aventure en 6 épisodes
Du décollage à Manille jusqu'à la première bière post-finish, l'aventure complète du Marathon des Sables Namibie 2026.

